Demande d’aide : comment constituer un bon dossier ?

Pour quelles raisons un dossier est-il retenu ? Quels sont les éléments qui peuvent permettre de sortir du lot ? S’il n’existe pas de recette infaillible, il faut avoir en tête certains éléments au moment de faire vos demandes.

Vous vous en doutez, il n’y a pas de technique miracle garantissant un succès systématique. Mais un bon dossier, c’est avant tout :
– un montage financier cohérent et réaliste
– un respect scrupuleux de la législation du travail

Premier impératif : savoir ce que l’on demande, à qui et à quel moment le demander. Il faut donc repérer et analyser tous les guichets et dispositifs existants, et lister ceux qui répondent aux besoins de votre projet. Un tour approfondi dans la rubrique « Les programmes d’aide » de ce site est donc un premier passage obligé. N’hésitez pas à compléter ces informations en contactant directement les organismes financeurs et en épluchant leurs sites Internet.

Quelle stratégie adopter ?

« Il ne faut pas construire son argumentaire sur le fait que « sans les subventions, le projet ne peut aboutir » ». Comme le précisent Aurélie Heux et Alex Zordan du FCM (lire l’interview), l’aide que vous sollicitez doit permettre la réalisation du projet dans de bonnes conditions, et ne surtout pas être une condition sine qua non de sa faisabilité !

Quelques conseils :
– l’aide sollicitée doit permettre de renforcer le budget et d’étoffer la réalisation du projet;
– pas de demandes tous azimuts ! Un plan de financement crédible ne peut pas être constitué uniquement d’aides potentiellement attribuées.

Remplir les dossiers de demande

« Le bon sens est souvent un ami précieux », comme le souligne Valérie Thieulent de la SPPF (lire l’interview) : un bon dossier, « c’est un dossier bien rempli, complet et remis dans les temps ! ».

Là aussi, quelques préalables indispensables :
– renseignez-vous en profondeur sur le programme d’aide sollicité et les critères d’éligibilité. Et assurez-vous d’être dans les clous;
– présentez un reflet fidèle et honnête du projet : il faut mentionner tous les éléments, y compris les autres aides demandées. Il n’y a rien de pire que de mentir ou de déformer la réalité. N’oubliez pas que les organismes communiquent entre eux et recoupent les informations;
– soyez le plus précis et exhaustif possible. Remplissez tous les formulaires, en entier. Soignez vos argumentaires et notes d’intention;
– un projet ambitieux avec un budget conséquent ne sera pas forcément plus crédible, et n’a pas plus de chance d’être retenu qu’un projet plus modeste.
  respectez les dates limites !

Suivez vos demandes

En respectant ces quelques conseils, vous mettrez le maximum de chances de votre côté. Mais le travail ne s’arrête pas avec l’envoi des dossiers. Vous devrez suivre avec attention toutes vos démarches en cours et répondre expressément à toutes les demandes de complément d’information.

Et l’artistique dans tout ça ? « L’adhésion des membres de la commission au projet artistique pourra agir sur la décision, même si ce n’est pas l’élément prioritaire ». La réponse de l’équipe de l’action culturelle de l’Adami (lire l’interview) est claire : un bon projet, c’est avant tout un bon dossier, complet, exhaustif, honnête et remis dans les temps ! Il n’y a plus ensuite qu’à retenir les dates de délibérations, et attendre… En cas d’échec, ne pas se décourager ou pester contre la terre entière. Ce sera pour une prochaine fois…

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